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Conférence à la Haute École Pédagogique du Canton de Vaud (Lausanne)

19 mars 2018

Akira Mizubayashi, passion française au Royaume intermédiaire

« Vivre en exilé linguistique », conférence donnée aux Rencontres internationales de Genève

25 septembre 2018, à l'université de Genève

A la suite de deux rencontres qui relèvent du hasard, j’ai publié en 2011 mon premier livre en français intitulé Une langue venue d’ailleurs (col. « L’un et l’autre », Gallimard). Il se trouve que c’est aussi l’année de la catastrophe de Fukushima. Depuis cette date, j’écris essentiellement en français. Est-ce un exil ? Je l’ignore. Le travail d’écriture en français constitue-t-il un refuge ? Je n’en suis pas sûr. Pourquoi écris-je dans une langue qui n’est pas originellement la mienne ? Beaucoup d’écrivains français ou francophones d’origine étrangère habitent dans l’espace francophone. On les appelle, paraît-il, écrivains allophones. Or je ne suis pas un écrivain allophone. Un écrivain allophone est un écrivain dont la langue maternelle ne correspond pas à la langue du pays qu’il habite. Je vis et travaille à Tokyo où l’on parle japonais, ma langue de naissance. Pourquoi écris-je en français alors que je vis dans un pays qui n’a pas cette langue en partage ? Ma causerie tournera autour de cette question lancinante.

20 octobre 2015 : Docteur Honoris Causa de l'université Stendhal de Grenoble

Le 20 octobre 2015, l'université Stendhal a décerné le doctorat honoris causa à Akira Mizubayashi, enseignant-chercheur et écrivain japonais. Akira Mizubayashi sert depuis plus de trente ans la cause de la langue française, qu’il appelle sa « langue paternelle » et l’enseigne à Tokyo depuis 1983. Il la célèbre notamment dans son essai "Une langue venue d’ailleurs paru" aux éditions Gallimard. Fin connaisseur de la littérature française des XVIIIe et XIXe siècles, Akira Mizubayashi a publié en japonais des ouvrages sur Jean-Jacques Rousseau et sur Voltaire. Son activité dense de chercheur et d’enseignant lui a valu de recevoir en 2011, de la part de l’Académie française, le Prix du rayonnement de la langue et de la littérature françaises.

29 mars 2017 : Docteur Honoris Causa de l'université Paul Valéry de Montpellier

Le 29 mars 2017, le Président Patrick Gilli a remis au Professeur Akira Mizubayashi le titre de Docteur Honoris Causa de l'Université Paul-Valéry Montpellier 3. Professeur à l'Université Sophia de Tokyo et  écrivain d'expression française bénéficiant d'une large reconnaissance dans le monde littéraire francophone, Akira Mizubayashi a reçu le titre de docteur Honoris Causa de l'université Paul-Valéry - Montpellier 3, le mercredi 29 mars 2017. Akira Mizubayashi est intimement lié à Montpellier, et en particulier à l'UPVM3  puisque c'est ici qu'il a effectué son premier séjour d'études en France, entre 1973 et 1975, dans le cadre d'une bourse accordée par le ministère des Affaires étrangères.
 

Cette distinction a été l'occasion de revenir sur l'importance de la place de la Francophonie au cœur du projet de développement de l'Université Paul-Valéry.